Plusieurs collectivités sont aujourd’hui signataires de cette charte portée par la SFA. Elles sont ainsi fortement engagées pour la préservation de leur patrimoine.
2002
PRÉAMBULE La présente charte a pour objet de régir les principaux rapports entre l’Homme et l’arbre d’agrément.
ARTICLE 1 L’arbre est un être vivant : il naît, s’épanouit et meurt. Cependant son existence n’est pas à la mesure de l’échelle humaine et peut s’étendre sur plusieurs siècles.
ARTICLE 2 Au regard de l’arbre, l’homme distingue généralement
ARTICLE 3 Les arbres d’agrément, porteurs d’histoires et de symboles, sont les témoins de l’évolution des sociétés
humaines et constituent un patrimoine vivant que nous avons reçu, que nous devons maintenir et embellir pour le transmettre.
La pérennité de tels patrimoines, tenant compte de la diversité des situations d’ordre écologique ou culturel, ne peut être garantie que par l’élaboration de programmes complets comprenant : l’information de la population, le développement de la recherche, et toutes les actions de
conception, de gestion, d’entretien et d’enrichissement de ces plantations dans un souci constant de qualité.
Les édiles qui sont les garants de cette pérennité et de la transmission de ce patrimoine doivent encourager l’élaboration de tels programmes à long terme et veiller à leur mise en œuvre.
ARTICLE 4 La connaissance scientifique de l’arbre commence à se développer mais demeure embryonnaire. Les progrès de la science en ce domaine nécessitent des moyens techniques, financiers et humains qui doivent être pris en compte par des institutions publiques ou privées, soutenues par les communautés nationales, européennes et internationales.
ARTICLE 5 L’arbre d’agrément est soumis à des contraintes spécifiques qui impliquent de lui prodiguer des soins particuliers afin de le maintenir dans un état satisfaisant et d’assurer la sécurité des usagers.
L’organisation et la réalisation de ces travaux sont porteurs d’une activité économique créatrice d’emplois et de richesses qu’il y a lieu de soutenir.
ARTICLE 6 Les compétences requises pour une gestion dynamique d’un tel patrimoine demandent des formations spécifiques à tous les niveaux de la conception, de la décision et de
l’intervention L’harmonisation de ces informations doit être réalisée au
sein de la Communauté Européenne en tenant compte des singularités culturelles.
ARTICLE 7 La conduite des arbres relève des pratiques de l’arboriculture ornementale.
Une même volonté d’échange et de coopération doit animer les praticiens afin de faire progresser les méthodes et techniques pour atteindre un même niveau de compétence dans tous les pays de la Communauté Européenne.
ARTICLE 8 L’information du public doit être soutenue par un constant souci d’éducation aussi bien de l’enfant à l’école que de l’adulte et de la famille en tous lieux.
Cette sensibilisation doit permettre aux citoyens de découvrir les arbres et de s’impliquer dans a préservation de ce patrimoine.